Époux
Antoine Thomas Thomas Jacques-François Jean François Antoine Jacques |
ÉpouseAugustine Bolduc
Virginie Labrecque Thérèse Beaudoin Marie Geneviève Bélanger Marie Catherine Marcoux Françoise Morissette Marie Boucher Geneviève Turcot Geneviève Longchamps |
Lieu & date du mariageParoisse de Saint-Étienne de Saint-Gilles, 10-07-1899 Saint-Bernard, 03-07-1877 Saint-Henri, 24-08-1840 Sainte-Marie, 17-04-1809 Sainte-Marie, 10-10-1780 Saint-Joseph, 25-07-1746 Sainte-Famille, 07-04-1717 Sainte-Famille, 13-11-1685 Québec, 28-10-1654 |
L'ANCÊTRE: UN PAYSAN À PART DES AUTRES
C'est à l'Île d'Orléans qui fut le berceau de la première famille Bilodeau à s'établir en Nouvelle France au XVII ième siècle. Jacques Billaudeau (1631-1712) était originaire du Poitou, une province du nord-ouest de la France et s'était établi à Sainte-Famille de l'Île d'Orléans en 1656, il est l'unique ancêtre de tous les Bilodeau d'Amérique.
Selon l'auteur Dauzat, l'éthymologie du mot Bilodeau renferme deux significations. Elle viendrait des mots germaniques "Billand" qui signifie "aimable" et de "Waldan" qui veut dire "gouverner". Le suffixe "eau" après les noms de baptême était surtout utilisé dans la région du Poitou.
UN VRAI PAYSAN
Jacques Bilodeau était un paysan et un vrai. Peu après son arrivée à Québec au début de la décennie 1650, il épousa Geneviève Longchamps (28 octobre 1654) à Québec. Travailleur comme pas un, l'ancêtre Bilodeau engagea deux domestiques pour pouvoir l'aider à exploiter son immense terre de quatre arpents de front, le temps que ses fils vieillissent un peu. Vingt-cinq ans plus tard, on le retrouve toujours sur la même terre, à l'apogée de sa vie; il possède alors un troupeau de 30 bêtes à cornes, ce qui est considéré comme très gros, à l'époque. On dirait aujourd'hui qu'il était un "gros cultivateur". Il acheta même une autre terre de trois arpents de front en 1681 pour pouvoir prendre encore de l'expansion.
PROCÈS DE MEURTRE
Entre-temps, fait rare dans la colonie, sa femme, Geneviève témoignait dans un procès de meurtre, celui de Gabriel Hervé, assassiné par un certain Simon Duverger qui finit pendu haut et court. Duverger s'était enfui après son méfait.
Sentant l'âge de la retraite arriver. Geneviève nue sans doute pas le désir d'aller finir ses vieux jours "en ville", loua une maison de 10 pieds sur 20 sur la rue Sault-au-Matelot près du port de Québec. Les deux époux ne s'entendirent pas finalement sur cette décision et c'est plutôt à Saint-François de l'Île qu'ils allèrent mourir, après avoir abandonné leur terre à leurs deux fils. Antoine et Simon, contre une rente annuelle de 300 livres.
L'ancêtre Bilodeau avait mené une vie simple, faite de travail robuste de défrichage et d'élevage. Ses sept enfants poursuivirent la lignée, une des plus nombreuses aujourd'hui dans toute l'Amérique.
(Extrait du journal de Québec)
Renseignements fournis par: Yolande Bilodeau